Plant by
Plant:
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Moringa oleifera
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Nom
de l'organisation |
Site
Internet de contact |
Utilisation
de l'arbre promue |
Lieu
d'activité |
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Médecins
Aux Pieds Nus |
Lutte
contre la malnutrition |
Burkina
Faso |
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PROPAGE |
Ressources
multi-usages |
Niger |
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Biotechnology
for Human Development (BHD) |
Intérêt
pharmaceutique Traitement
de l'eau |
Togo |
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L'Université
de Leicester et son unité de traitement d'eau |
http://www.le.ac.uk/engineering/staff/Sutherland/moringa/moringa.htm |
Traitement
de l'eau Haies
vives |
Malawi |
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Horti
Nursery Networks |
Intérêt
pharmaceutique |
Inde
(Tamil Nadu) |
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Church
World Service /AGADA MOTHER AND CHILD HEALTH PROJECT |
Ressources
multi-usages |
Sénégal |
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IDEE-Casamance |
Ressources
multi-usages |
Sénégal |
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Educational
concerns on hunger organization (ECHO) |
Lutte
contre la malnutrition Traitement de l'eau |
Nicaragua |
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Binga
Trees Trust Project |
Ressources
multi-usages |
Zimbabwe |
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GTZ |
Purification
de l'eau |
Soudan |
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International
Eye Foundation |
Traitement
de l'eau, pharmacies villageoises |
Niger,
Sénégal |
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Optima
of Africa |
Production
d’un floculant sanitaire industriel |
Tanzanie |
Sources :
Ramachandran et al., 1980, M. Achuthan Nair, C. Sreedharan, 1986, S.A.A.
Jahn et a., 1990, Morton, 1991,
C. Coote et al., 1997,
A. de St-Sauveur, 1997
Comme
d'autres arbres (le néré, le neem, l'Acacia albida), les espèces de Moringa
et en particulier M. oleifera,
ont reçu l'appellation "d'arbre miracle" vu le nombre d'usages
découverts. Pour autant, ces projets de développement centrés sur la
dissémination d'un arbre sont actuellement remis en question car il
semble considéré que l'usage et les formes de répartition de cet usage
modifie considérablement l'intérêt d'une essence, quelle qu'elle soit
(M. Achuthan Nair, C. Sreedharan, 1986).
L'arbre
à lui seul ne peut résoudre tous les problèmes. Certains projets
focalisent maintenant leur action sur les accès aux arbres, sur la répartition
des pouvoirs au sein des communautés.
Les entretiens réalisés dans la région de Korogwe, en Tanzanie, où se sont déroulé nos enquêtes et nos essais, montrent qu'il était connu depuis au moins trois générations et qu'il ne semble pas être considéré comme exogène, au contraire de l'hévéa ou l'eucalyptus. Nous n'avons rencontré que quatre planteurs de M. oleifera dans notre échantillon. Deux étaient sous contrat avec Optima of Africa. Les deux autres le plantaient comme arbre de haies. Nous n'avons pas rencontré de planteurs "spontanés" de Mlonge hors la vallée de la Pangani.
D'après nos enquêtes chez un Mganga[2] en Tanzanie, l'arbre est rarement utilisé autrement que comme décoction tonique et comme cicatrisant externe. Les feuilles, seule partie reconnue par certaines vieilles personnes comme consommables (3 personnes de notre échantillon d'âge supérieur à 60 ans, 2 femmes, 1 homme), sont des appuis alimentaires de soudure et donc "bonnes uniquement aux pauvres et aux périodes de grande disette", de la même manière qu'au Niger.
L'image de M. oleifera comme source de complémentation est assez compromise par le statut de l'arbre : Le seul usage rencontré du Mlonge dans la région est ce rôle de haies vives pour des urinoirs extérieurs. L'arbre a donc le statut "d'arbre des toilettes", ce qui n'est pas pour faciliter les possibilités de présentation comme alternative alimentaire ou purificateur d'eau. Pour autant, à la question si le choix de cet arbre pour cette fonction reposait uniquement sur sa forte croissance, nous avons entendu "qu'il chassait les mouches".